Nous contacter
01 30 28 02 40

Suivez-nous sur :

Votre véhicule jusqu’à -45% de remise depuis 1994 !

Me faire rappeler

Effectuer une recherche

Rechercher par :

OU

Prix :

11700 € 65400 €

Actualité : Un tour en passager dans la nouvelle Audi RS 3 (2021)

Un tour en passager dans la nouvelle Audi RS 3 (2021)

En attendant notre véritable essai de la bête, on est monté en passager dans la toute nouvelle Audi RS 3. Et franchement, ça nous a cassé le moral de ne pas pouvoir en prendre le volant...

Alors, elle donne quoi cette nouvelle Audi RS 3 ? Voilà précisément tout le problème de la question : on s'est trompé de siège.

Dans la guerre féroce que se livrent actuellement AMG et Audi Sport au sommet des sportives compactes, la marque aux anneaux vient de répliquer à la Mercedes-AMG A45 S avec sa toute nouvelle RS 3 de troisième génération. La formule choisie par les ingénieurs de la marque aux anneaux reste la même : le fameux cinq cylindres turbo 2,5 litres trône toujours sous le capot avant, avec une puissance inchangée de 400 chevaux mais 20 Nm de couple en plus grâce à une cartographie légèrement différente. La Mercedes garde donc l'avantage de la puissance avec ses 421 chevaux, mais l'Audi fait désormais jeu égal au niveau du couple maximum (500 Nm). Et la plus grosse nouveauté sur cette RS 3 se situe au niveau de sa transmission : exit le classique système Haldex des précédentes moutures, qu'on trouve toujours dans la S3 ou le RS Q3. Au lieu de ça, elle embarque la fameuse transmission au pont arrière très sophistiqué déjà présent sur la récente Volkswagen Golf R et le dernier Cupra Formentor VZ5.

Sur le papier, il y aurait donc de quoi donner à la RS 3 la seule chose qui lui manquait jusqu'à présent : un comportement dynamique réellement intéressant, elle qui ne faisait que sous-virer en conduite extrême dans ses précédentes moutures à cause d'une mise au point très conservatrice. Pour jauger ces différences, Audi nous a autorisé à prendre la place du mort dans un exemplaire piloté par l'un des développeurs de l'auto sur une route fermée près du col de Turini. Nous voilà donc lancé en passager dans une vraie petite spéciale de rallye.

Launch control activé, la poussée du 5 cylindres en ligne surprend. Clairement, les Pirelli Trofeo-R au profil ultra radical (des semi-slicks) qui chaussent notre modèle d'essai permettent d'améliorer au maximum la motricité au lancement. Le temps du 0 à 100 km/h annoncé en 3,9 secondes nous paraît ainsi plus que crédible, il bat de deux dixièmes celui de la Mercedes-AMG A45 S qui possède des pneus au profil moins agressif. On retrouve aussi la fameuse sonorité du cinq cylindres en ligne turbo Audi, constituant à lui seul un motif d'achat de la RS 3. Quelques minutes après un roulage dans le RS Q3 actuel, en revanche, il semble un peu plus discret à l'intérieur que dans le SUV pareillement motorisé. Sans doute une conséquence des nouvelles normes en matière de bruit et de dépollution.

Depuis notre siège passager, le changement le plus notable se trouve bien au niveau du comportement. Outre un train avant solidement ancré au bitume qui ne glisse jamais -merci les semi-slick de supercar- on remarque une appétence inédite du train arrière pour la mobilité. On ressent aussi une vraie différence entre les deux modes les plus sportifs de la bête, le Track et le Dynamic. Le premier tend vers la neutralité mais le second permet à notre chauffeur de ressortir de chaque épingle avec du vrai contrebraquage en cas d'accélération généreuse.

Et voilà précisément le problème de cette session de découverte de la nouvelle RS 3 : ne pas prendre le volant d'une auto aussi vivante et amusante depuis le siège passager procure une frustration terrible. Et encore, le pilote n'a pas activé le mode « RS Torque Splitter » permettant d'envoyer la totalité des 50% de couple transmis au train arrière sur une seule roue pour en faire une machine de drift. « Mieux vaut réserver ce mode à la RS 3 équipée des pneus normaux », nous précise-t-il. « Il y a tellement de grip avec les Trofeo-R qu'ils compliquent la glisse ».

Autant dire que nous attendons avec impatience notre véritable essai de la bête. En théorie une compacte avec un tel moteur et un comportement aussi amusant que celui de sa rivale de chez Mercedes, ça ressemble à la sportive polyvalente parfaite. En plus et contrairement à la Mercedes, elle échappera à priori au malus maximal grâce à ses émissions de CO2 comprises entre 188 et 201 g/km...

(souce : turbo.fr)